Hugues Serraf : la droite néolibérale colonise Rue89

Rue89 fait dans l'ouverture : le député UMP Frank Riester, par exemple, y tient un blog. Mais parmi les contributeurs du site, il y a plus à droite que Frank Riester : Hugues Serraf.

Hugues Serraf à Rue89, c'est un peu comme si Gérard Filoche tenait un bloc-note dans le Figaro. Evidemment, cet hiatus est brandi comme argument pour justifier la chose : Rue89 s'auto-félicite ("ouverture", "pluralisme") et Serraf beugle qu'il est un "libéral de gauche". "Oui, vous avez bien lu. Libéral de gauche", confesse-t-il lui-même d'un ton forban - parce que c'est un rebelle follement anticonformiste qui brise à lui tout seul tout un tas de tabous.

Le "libéral de gauche" défend à peu près tout ce que le régime sarkozyste propose. L'autonomie des universités, la réforme constitutionnelle, le traité de Lisbonne, le service minimum d'accueil à l'école, la privatisation de La Poste, la restriction de l'immigration, la réforme de l'assurance-chômage, le travail du dimanche. Il adore Margaret Thatcher, les OGM, trouve que les saboteurs du rail sont un "panthéon de crétins" (vive la présomption d'innocence) et que les grévistes sont des preneurs d'otage... Le plus savoureux étant sans doute cette justification pleine d'applomb, cette glorification, même, de l'offre d'emploi proposée par l'ANPE : un poste à Pondichéry payé 160 euros par mois. Parce que, n'est-ce pas, "passer un an ou deux dans un pays en plein boom technologique et économique pour un salaire localement raisonnable n’a rien de débile".

On le voit, à côté d'Hugues Serraf, Frank Riester est un bolchevik hirsute.

L'actualité est aux "émeutes" en Grèce, et sur ce phénomène, le chroniqueur de Rue89 a une opinion.

D'abord, Serraf rappelle qu'un lycéen qui manifeste de bonne foi, ça n'existe pas. Et ça, c'est un totem pour tout bon néolibéral-conservateur qui se respecte. "Faites le test demandez à un lycéen (ou à un étudiant) dans une manif contre quoi il proteste au juste et il vous répondra qu'il est venu gueuler contre "la privatisation de l’Education nationale et la destruction programmée de l’université"".

Il faut ensuite s'en prendre à la sociologie et à Bourdieu, passage obligé quand on dévore les "analyses" d'Ivan Rioufol d'une seule main : "Dans Libé, toujours lui, désolé, une sociologue dont je subodore qu’elle possède un poster de Bourdieu au-dessus de son lit, affirmait vendredi que nous sommes sur "une poudrière" et recyclait les mêmes clichés sur le déclassement de diplômés forcés de travailler chez McDo (elle pourrait aussi se demander s'il ne faudrait pas arrêter de former autant de ses futurs confrères chaque année pour éviter ça, mais non...)".

On note la reprise de la critique malthusienne du système éducatif, selon laquelle il faut abandonner les formations littéraires ou en sciences sociales parce qu'il n'y a pas de débouchés. Une ligne très sarko-sarkozyste, pour changer.

On en arrive, après maintes pérégrinations néoconservatrices, à la conclusion en forme d'apothéose : "C’est d’ailleurs l’un de nos seuls vrais points communs avec la Grèce, dont ni la démocratie fragile ni l'économie chancelante ne seront ragaillardies par une semaine de violence nihiliste. Et clairement, les apôtres de "L’insurrection qui vient", saboteurs ferroviaires authentiques ou pas, ne sont porteurs d’aucune bonne nouvelle."

Les violences des jeunes sont "nihilistes". Comme était "nihiliste", selon la presse qui ment, la communauté de Tarnac. On n'objectera pas au joufflu Serraf qu'il ne comprend rien au terme qu'il emploie - par définition, un nihiliste n'utilise pas la violence puisqu'il ne croit en rien (de nihil, en latin).

Face à cette débauche de "libéralisme de gauche" (rappellez-vous), il y a quelques "riverains" de Rue89 (c'est le terme un peu stupide qui prévaut sur le site) qui s'interrogent sur l'appartenance de Serraf à la gauche.

Pour toute réponse, le courageux briseur de tabous ressort un vieil article qu'il avait publié en juin dernier sur son blog dans des circonstances similaires, en l'actualisant un brin (ici la première édition, ici la version réchauffée pour Rue89). Où l'on apprend que Serraf est bien de gauche, évidemment ; mais qu'il s'amuse du manichéisme un peu bouffon qui ne s'accomode pas de la puissante "complexité" et des multiples "paradoxes" de sa philosophie politique.

Malheureusement, la mise au point ne satisfait pas les plus gauchistes des "riverains". Serraf, poussif, ressort son mépris à chaque nouvel interlocuteur. Une fois, deux fois, trois fois... Et là, tout à coup, au milieu de la discussion, ce petit commentaire étonnant apparaît :

"Personnellement, j’hallucine un tantinet au vu de l’agressivité et de la vulgarité crasse des commentaires sur l’article précédent. Tout ça me rappelle fichtrement le ton employé sur les forums de fachouilles. Je suis problablement moizossi un sale socio-libéral-démocrate vendu aux puissances occultes capitalo-mondialiste, mais je tiens à tirer mon bonnet (ne possédant point de chapeau) à H.Serraf pour sa courtoisie, sa patience et sa volonté de dialogue face aux propos carrément insultants de certains qui se lâchent d’autant plus facilement qu’ils sont bien cachés, eux, derrière l’anonymat d’un pseudo".

C'est signé "Eden" (commentaire n°24). Dans une hilarité totale, le lecteur s'aperçoit que Serraf signe ici sous un autre pseudo son petit paragraphe de self-defense pour faire croire qu'il est soutenu et auto-louanger son "courage". Le syndrôme Alain Delon a encore frappé, et le "complexe" penseur parle de lui à la troisième personne !

En langage de "jeune branleur rebelle", on dirait "MDR".

37 commentaires:

vlg a dit…

«justification pleine d'applomb, cette glorification, même, de l'offre d'emploi proposée par l'ANPE : un poste à Pondichéry payé 160 euros par mois. »

C'est tout simplement énorme. Je suis même pas sur que le medef l'avait fait celle la.

Hugues a dit…

Tss, encore un corbeau bien planqué derrière son clavier... Bah, au moins, pendant que tu rédige tes lettres anonymes, tu n'es pas devant la télé...

Hugues a dit…

Ah, je n'avais pas lu ton amusante rédaction jusqu'au bout : ma main au feu que tu es l'auteur du commentaire n°24 en question, juste histoire de te fabriquer une chute...

Sabotage a dit…

Brrr, tous ces corbeaux ça rappelle furieusement la presse des années trente...

Hugues a dit…

Précisément.

guibourt a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
toots a dit…

Allons, M. Serraf, vous semblez ne pas admettre la critique.

Je trouve vos intervention ridicules, mais je n'aurai absolument rien à vous dire si vous arretiez de vous dire "de gauche".

Le reste ne regarde que vos opinions, mais, de grâce, relisez Hugo, ou en Orwell (les chroniques récement publiées sont un délice !), pour avoir une idée un peu plus précise de ce que désigne le terme "gauche".

Merci.

Cobab a dit…

Un corbeau ? parce qu'on rappelle tes prises de position publliques, que tu tiens toi-même tellement à faire connaître que ton blogue ne te suffit plus ?

Les mots ont un sens, Hugues, tu devrais le savoir puisque c'est ton gagne-pain — parler de corbeau lorsqu'il n'y a aucune délation de quoi que ce soit à aucune autorité, c'est comme parler de terroriste à propos d'un épicier de campagne, de prise d'otage à chaque grève grève, etc. C'est de la pure insulte, qui ne sert qu'à se faire des ennemis — surtout lorsque comme toi on la manie systématiquement envers chaque contradicteur. Pour quelqu'un qui prétend préférer le dialogue, c'est gonflé.

Sabotage a dit…

On supprime le commentaire qui comporte une insulte, à notre grand regret, mais notre "libéral de gauche" est possiblement un procédurier...

Jean-Pierre Martin a dit…

Libéral de gauche, je trouve ça presque pire mais bon chacun ses insultes préférées.

Hugues a dit…

Si j'étais procédurier, tu serais déjà au courant. Je suis partisan de la liberté d'expression la plus entière.

Cobab,
Bien sûr que mes prises de positions sont publiques. Mais j'ai vraiment beaucoup de mal avec ce développement de l'insulte anonyme sur le Web. C'est une manière de ne pas assumer ses propres interventions qui n'est pas acceptable. Surtout lorsque l'on se présente comme une sorte de rebelle révolutionnaire et que l'on n'est pas censé protéger je ne sais quel compromis avec la société.

Rien ne ressemble plus aux forums d'extrême droite que les forums d'extrême gauche, où se retrouvent un tas de gens sous pseudos pour expliquer comment ils vont égorger celui-ci ou celui-là parce qu'il ne pense pas comme eux. La différence, c'est qu'ils ne veulent pas égorger les mêmes, mais pour le reste...

Cela dit, le type dont le commentaire (Thierry Guibourt)a été effacé ici est venu sur mon blog pour m'insulter en faisant remarquer qu'il n'était pas sous pseudo. Bel effort de sa part : je me demande néanmoins s'il se permettrait de traiter quelqu'un qu'il ne connait pas de con en face à face. Je sais, je mets la barre un peu haut ce coup-ci.

Sabotage a dit…

"Si j'étais procédurier, tu serais déjà au courant."

Ah bon ? Et où y a-t-il insulte, gros malin ?

guibourt a dit…

Je signale aux élégants bretteurs qui ne connaissent d'invectives que fort policées et ne se menacent que de procédures-z-en justice que j'ai proposé à l'autre (censuré) de lui révéler mon adresse, ce qui se trouve être une maladresse: cela ne vaut pas invitation à un duel dans les règles de l'art. Toutefois, l'offensé garde le choix des armes et pourra m'envoyer son témoin si le coeur lui en dit: Il a mon adresse mèl, que lui manquerait-il donc à ce (censuré)?

Cobab a dit…

insulter quelqu'un en face à face, dans la vraie vie, ça se fait couramment… et toute attaque, fut-elle virulente, fut-elle anonyme, n'est pas une insulte. Ici la seule insulte que je lis vient de toi.

On peut comprendre que les réactions sur Rue 89 t'aient énervé, mais c'est toi qui a choisi de quitter ton salon et son atmosphère feutrée pour parler tout haut dans la Rue. Alors certes, ça vole pas haut, mais guère plus bas non plus que nombre de tes propres réactions, chez Agnès par exemple, qui pour user d'un langage plus soutenu n'en sont pas moins tout aussi insultantes.

Hugues a dit…

Cobab,
Bien sûr que l'on peut se traiter de cons dans la vie, mais entre gens qui se connaissent un minimum. Entre inconnus, ça fait un peu bagarre d'automobilistes au feu rouge et l'idée que je me fais de mon blog, ou même de Rue89, c'est celle d'un lieu d'échange de points de vue. Tout le monde n'est apparemment pas sur la même longueur d'onde, d'où les messages orduriers sans objets et les invitations à se taire.

Mais je ne crois pas faire ce genre de chose moi-même et si je l'ai fait, j'en suis désolé parce que ce n'est pas la manière dont j'ai envie de fonctionner. Sur le site dont tu parles, je suis intervenu pour dire ce que je pensais mais tu retrouveras pour moi les insultes gratuites s'il y en a.

toots a dit…

Dites, Hugues, au lieu de pérorer sur les soit-disant insultes, pourquoi ne commencez-vous pas par faire, comme vous devriez d'ailleurs le faire dans vos interventions sur rue89, un retour au *faits*.

En l'état, mon exprit ciritque et objectif n'arrive absolument pas à détécter les supposées "insultes" contenues dans l'article (en dehors des commentaires).

Auriez-vous l'obligeance d'éclairer ma lanterne ??

Anonyme a dit…

A propos de certains fondateurs de www.Rue 89.com

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3054

Pierre Haski : est l’un des fondateurs de Rue89. Il est l’auteur de l’article paru sur libération « Chavez, antisémite ».
http://www.acrimed.org/article2253.html

Pascal Riché est l’auteur d’un article controversé sur l’Iran. Réseau voltaire a publié une analyse de ce texte « Pour diaboliser l’Iran, Rue 89 confond crimes pédophiles et homosexualité ».

« L’auteur de l’article, Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue 89, est ancien correspondant de Libération à Washington. Il est connu pour son blog À l’heure américaine, panégyrique de l’Oncle Sam. Le lecteur l’avait deviné » écrit Réseau Voltaire.

Un autre co-fondateur de Rue89, Michel Lévy-Provençal alias Mikiane (qui a récemment quitté ce site pour rejoindre France24 comme directeur technique Internet) avait publié sur son blog->http://blog.mikiane.com :

« Ségolène ? Le parti socialiste a perdu beaucoup de crédibilité depuis la politique dilettante de Jospin. Les accointances de la gauche avec certains mouvements alter-mondialistes trop indulgents à l’égard des discours judéophobes de Dieudonné, Chavez ou Ahmadinejad n’ont rien arrangé. Enfin le silence (gêné ?) de la candidate socialiste face au député du Hezbollah qualifiant Israël d’état nazi a fini de mettre à mal la confiance que lui portaient encore certains électeurs juifs. J’en fais partie.

Quant à Nicolas Sarkozy s’il n’y avait qu’une seule raison de voter pour lui, ce serait bien celle-là : sa première et constante volonté de lutter contre toutes les facettes de la haine antisémite. Le candidat le plus rassurant pour la communauté juive est Sarkozy ! Elle l’a confirmé en 2003 en lui décernant le prix de la tolérance du centre Simon Wiesenthal. Il est parmi les premiers politiques à avoir refusé catégoriquement de nier la montée du nouvel antisémitisme. »

Le blog de Michel Lévy-Provençal est inaccessible depuis quelques jours mais il reste visible dans le cache

Pour plus d’informations sur www.rue89.com :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue89

toots a dit…

Hopefully, la panade de cet été sur les propos supposé antisémites de Siné semble avoir eu au moins le mérite de ralentir cela.

Je suis absolument sideré de voir des personnes éduquées présenter leur candidat uniquement en fonction de critères communautaires.

Et dire que ce sont ces même personnes qui vont ensuite critiquer les, supposés, votes communautaires "musulmans".

Clairement, quand on compare le traitement médiatique de M. Zemmour avec celui de M. Dieudonné, on se rend compte qu'il y a des expressions intolérables qui sont plus ou moins tolerées dans nos médias.

PS: Pas de réponse de M. Serraf à propos de ma demande d'éclaircissement précedente.. Etrange... :-)

Anonyme a dit…

Perso, je trouve le ton et les arguments employés dans les comm. (et le titre de ce post d'ailleurs) à vomir. Injustifiable. Digne des sites frontistes. C'est pas la "droite néolibérale", c'est les fafs de "gauche" qui colonisent Rue89. Et c'est un mec de gauche qui le dit.

Anonyme a dit…

je dirait plutot une ligne café du commeriste !

Sabotage a dit…

"Perso, je trouve le ton et les arguments employés dans les comm. (et le titre de ce post d'ailleurs) à vomir. Injustifiable. Digne des sites frontistes. C'est pas la "droite néolibérale", c'est les fafs de "gauche" qui colonisent Rue89. Et c'est un mec de gauche qui le dit."

Tu as raison. "Hugues Serraf : la droite néolibérale colonise Rue89" c'est carrément du nazisme, "à vomir", "injustifiable", Goebbels lui-même aurait un haut-le-coeur en lisant pareil titre, quant à Pol Pot, il ferait tout simplement caca dans sa culotte.

Ah y'a des tacherons, quand même.

Anonyme a dit…

C'est vrai que si Minute titrait "Yves Machin : la gauche bolcho-communiste colonise le Figaro" ça serait complètement autre chose. Rien à voir. Nannnnn, c'est pas de la dénonciation, c'est pas facho, chuis de gauche. C'est le propre du faf de gauche de justifier ses méthodes de faf par le fait qu'il est de gauche. Pathétique.

Et puis, sans dec, c'est la nouvelle mode, le maccarthysme de gauche ? Et Rue89, c'est l'organe officiel de la LCR ? Faut avoir sa carte où pour ne pas se faire lyncher dès qu'on poste un comm ? Faut peut-être réfléchir 2 minutes avant de poster n'importe quoi, n'importe comment. Y a des principes de base tout cons en démocratie, par ex. respecter autrui et ses idées. Ras le bol des insultes et de la violence verbale sur Rue89, les 3/4 des commentateurs intéressant se sont déjà cassés, les 15 gusses qui restent doivent avoir une moyenne d'âge de 17 ans mais c'est pas une excuse.

toots a dit…

Et pendant ce temps là, toujours pas le moindre signe d'une explication des supposées "insultes".

Je crois que le mot "étayer" ne fait pas partie du vocabulaire de ces personnes qui se sentent insultées...

Au fait, serais-je moi aussi coupable de nazisme dans mes commentaires ? Parceque je n'ai toujours pas de réponse de M. Serraf sur ses supposées insultes.

toots a dit…

A tiens, en relisant, je n'avais pas vu que note heureux anonyme insulté trouve que le pendant de "droite néolibérale" est "gauche bolchévique-quelquechose".

Je trouve ça plutot amusant, finalement, dire de quelqu'un qu'il est de "droite libérale" serait, à l'entendre, une grossière insulte !

Sabotage a dit…

"C'est le propre du faf de gauche de justifier ses méthodes de faf par le fait qu'il est de gauche."

C'est même le propre du nazi de gauche.

Sauf que nulle part ici Sabotage n'a cherché à se justifier, et encore moins en revendiquant une appartenance à la gauche.

Sabotage a dit…

(Le syndrome Alain Delon serait-il contagieux ?)

guibourt a dit…

Bon, mon analyse ramassée, et pertinente au vu de la réaction virile de Hugues sur ma boîte mail personnelle, a mis dans le mille, on dirait. Loin de moi l'idée ni l'intention, pourtant, d'être le moins du monde trollesque: J'ai réagi à l'instinct, qui me dictait d'user d'une expression potentiellement irritante que je ne répéterai pas ici: Les mânes du grand Brassens ne me le pardonneraient pas.

A la place, je pourrais vous conter l'histoire des Hugues de tout poil à travers les âges et comment ce genre d'individu se pique de sensibilité "de gauche" entre deux ratonnades, mais ça va refaire sortir le loup du bois et je ne voudrais pas qu'il retombe encore une fois de son mirador de gauche.

Qu'il ne compte pas que je lui oppose le moindre argument, ma première saillie, justement censurée, restera mon chef- d'oeuvre, en attendant une hypothétique rencontre avec la manie procédurière de ce triste sire.

Et mes sincères excuses à mon hôte de ce blog et aux commentateurs honnêtes que j'ai pu offusquer.

Hugues a dit…

"Entre deux ratonnades ?"
On ne me l'avait encore jamais faite, celle-là. Et du coup, je me demande vraiment ce que ce type pouvait bien écrire qui a été supprimé. Là je vois qu'il y a une histoire de mirador mais je ne sais pas si c'est un indice.

toots a dit…

Haha, le retour de M. Serraf !

Apparemment, M. Serraf est répond toujours présent pour relever les "insultes", mais un peu moins pour les étayer..

Serait-ce une sorte de complexe christique, du genre "je suis de goche libéral, crucifiez-moi !" ? :-D

Anonyme a dit…

Dois-je comprendre que si je traite Hugues Serraf de grose quiche débile, de fils de sa mère la pute, de sodomite intestinal, de fellateur-en-chef du gouvernement sarkozyste, il me fera un procès? Parce que j'hésite à franchir le pas...

Autrement, que la plupart des gogos de forum aient des hauts-le-coeur quand on les traite de fils de putes incultes, comme si on leur envoyait du zyklon B dans la gueule, c'est juste à mourir de rire. On tuerait leur grand mère qu'ils ne seraient pas plus indignés. Desserrez les string, mes poules, ça fait du bien de se faire traiter de gros con de temps en temps. Surtout quand on l'est.
A bon entendeur

(je ne signe pas, parce que je suis un gros fasciste d'ultra gauche anonyme et lâche qui tape des mots stériles derrière son écran, contrairement à Hugues Serraf qui oeuvre au quotidien en mouillant la chemise pour le bonheur d'une humanité réconciliée)

Hugues a dit…

Ben en fait, en plus d'être "un gros fasciste d'ultra gauche anonyme et lâche qui tape des mots stériles derrière son écran", tu comprends mal puisque je disais exactement le contraire.

Je continue à penser que ces insultes anonymes sont pathétiques et que l'on est forcé d'imaginer qu'un tout petit bonhomme boutonneux et contrefait en est l'auteur, mais je me vois assez mal aller me plaindre à la maîtresse.

Ton avis vaut certainement le mien. La grosse différence, c'est que je n'en ai pas honte.

Anonyme a dit…

tu assumes ton état civil : quel courage ! à présent il ne te reste plus qu'à assumer ton sarkozysme et tu seras vraiment quelqu'un de décomplexé
en attendant tu demeures un gros con derrière son écran d'ordinateur. même s'il assume son blaze. ce dont personne n'a rien à foutre.

Luk a dit…

Eh ben, j'ai toujours voté à gauche, et mon soutien à Hugues Serraf est total. Je suis surpris de cette attaque. C'est pas clair, ce qu'explique Hugues? On est pas de gauche à moins de vouloir pendre les banquiers?

hum a dit…

Ceux que l'expression "libéral de gauche" choque ignorent tout simplement que la gauche est née avant Marx ... Un petit effort de curiosité et d'apprentissage, Messeiurs! Peut-être que ça vous guerrira des clichés dogmatiques et ignards qui animent votre discours.

Merci, quand même, à l'auteur de ce blog de m'avoir fait découvrir tout à fait par hasard Hugues Serraf. La pertinence et l'originalité des textes derrière les liens apportent un peu de fraicheur au milieu de la médiocrité stéréotypée ambiante.

Anonyme a dit…

http://13dfgsdfg57.com/

Anonyme a dit…

Hi, guantanamera121212

Anonyme a dit…

не факт